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J’attends le bus.

26 avril 2012

Ces jours à Sao Paulo ont été un peu mitigés.
J’ai adoré faire mon reportage à Paraisópolis.
Le quartier où je me trouve, en revanche, dit quartier des jardins, m’enchante beaucoup moins. C’est un quartier riche, très riche. Et donc cher, très cher. Ici, tout n’est presque que boutiques au luxe tapageur et immeubles de modèle tour d’ivoire, avec parking privé, grilles et gardiens. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion de manger un hamburger vaguement bon avec une bière vaguement ordinaire dans un restaurant d’un style vaguement Etats-Unis des années 50 pour un prix extraordinaire équivalent à 20€. Il semblerait qu’ici, la qualité ne compte pas tant que de mettre les prix hors d’atteinte des classes populaires pour rester entre soi.
Pour autant, en cherchant bien, j’ai réussi à trouver un ou deux de ces bars qui font les coin de rues, où on mange un plat du jour (un classique riz haricots viande) pour un prix très raisonnable.
C’est dans l’un de ceux-ci que j’ai diné tout à l’heure avec João, un compagnon de chambrée. Avec mon modeste brésilien, on arrive à se comprendre. Il est patient et compréhensif. Lui est de Bahia. Il termine ses études de médecine à Rio et fait en ce moment une formation courte à Sao Paulo.
Il m’a interrogé sur les élections, nous avons parlé de la politique brésilienne, un peu de sport et de son pays.
Heureusement que j’ai sympathisé avec lui, car mes vêtements sont restés au pressing. Je n’avais pas compris l’heure de fermeture. Il m’a proposé de me les envoyer à Rio. Sympa.

C’est aussi dans un de ces bars que j’ai pu diner hier devant la première mi-temps du match aller de la Copa Libertadores entre Santos, le club de Pelé et aujourd’hui de Neymar et le Bolivar de La Paz. Dans la capitale administrative de Bolivie, seule ville à posséder un stade à plus de 2500 m d’altitude, les paulistas manquaient d’air. Et ont logiquement perdu 2 à 1 dans un match un peu poussif après un but gag. Le ballon ayant choisi de rebondir sur le poteau puis sur l’omoplate du gardien pour rentrer dans les filets.

A noter que la star Neymar, plus fort que David Beckam dans les salons de coiffure à été touché au visage par un jet de projectile. Une banane, si je n’ai pas mal vu. Sous tous les cieux, on trouvera toujours des idiots pour soutenir un camp ou un autre.

Ce midi, j’ai aussi réussi à trouver, en faisant quelques kilomètres à pied, un restaurant au kilo pour manger un peu de vert. Parce que le riz haricot, c’est peut-être un mariage de protéines végétales qui vaut un steak, mais ça fait quand même féculents sur féculents. Je n’en pouvais plus.

Dans une heure, j’irai prendre le bus pour Rio. Là-bas, après avoir laissé mes affaires à la favela (tranquille) de Cantagalo où je vais dormir, j’irai rejoindre deux français qui travaillent pour le club de Guanabara qui organise une école de rugby dans une favela proche de Vidigal et de la Rocinha. Déjeuner de travail en vue de la deuxième session photo sur le sujet et deuxième partie de mon reportage.

L’après-midi, j’ai rendez-vous à la Maré.
Samedi, j’ai mon reportage photo sur le rugby dans les favelas.

Lundi, j’ai rendez-vous avec Sean, un californien qui a monté sa boite d’évènementiel à Rio.

Jeudi prochain, c’est l’avion qui m’attends, après un peu de shopping et des adieux. Je dormirai dans l’avion. D’ici là, je n’ai pas le temps.

Rugby para todos

24 avril 2012

Aujourd’hui, je rendais visite à l’association rugby para todos, dont j’avais rencontré un dirigeant au tournoi de Rio. Dans la communauté (favela) de Paraisopolis, 90 000 habitants au coeur du beau quartier de Morumbi, une dizaine d’éducateurs accomplissent leur mission auprès des enfants de la favela.
Les ateliers pour les enfants des différentes classes d’age (moins de 10 ans, -12, -14 et -16) se déroulaient le matin et l’après-midi, sous les yeux de Morgan Buckley et Santiago Ramallo, manager pour le développement et responsable régional Amérique du sud de l’International Rugby Board.
A la suite des ateliers de l’après-midi, un groupe de garçons et un groupe de filles furent mis à contribution pour un démonstration de rugby dans une école de la favela.
En apéritif, la vedette de la journée.

MDP Reload

23 avril 2012

Parce que parfois, la connexion ne suit pas, une série de photo n’entre pas complètement et oblige à faire une suite.

Mar Del Plata

23 avril 2012

A quelques heures de bus de Buenos Aires, Mar Del Plata, c’est un peu the place to be pour les Argentins pendant l’été.
Manquant de passion pour la foule, c’est en hiver que je l’ai visité.

Un petit matin brumeux.

23 avril 2012

Je raconte peu, vous aller encore me le dire. Mais je mets des photos, c’est déjà bien !
Ceci, par exemple, est ce que j’avais sous les yeux au petit matin dans le bus qui me ramenait à Buenos Aires.

Shake ton city.

19 avril 2012

J’avoue que je fais cet article sans grand enthousiasme. Disons que
1, c’est pour ne pas vous abandonner.
2 pour le geste ; cet article est le numéro 30.
Ni pour l’argent ni pour le spectacle, je n’ai pas mes chaussures en daim bleues.
Je suis à Buenos Aires depuis hier. Triste un peu, bien sur, d’avoir laissé derrière moi les amis. Impatient de
1 faire un saut à Mar Del Plata
2 faire des reportages photos à Sao Paulo et à Rio.

Après quoi je rentre.

Anecdote : Lundi soir à Mendoza, la terre a tremblé. L’épicentre était au Chili. Mon premier séisme. En fait, j’en avais déjà vécu 2, mais je dormais.
Bon, j’étais assis. C’est bref, on sent que le sol bouge de haut en bas. On a un peu l’impression que le sol se dérobe. Mais ce n’est pas très long.

Pour illustrer, je vous publie quelques photos prises quelques jours avant depuis l’appartement de mon copain Chelo (Marcelo, en fait) qui vit dans un des rares 13e étages de Mendoza. Chez lui, ça a du secouer. Heureusement, il était dans son bar.
Comme quoi…
A voir sur ces photos, donc, Mendoza vu d’en haut. Par habitudes des séismes, la ville a été construite assez peu en hauteur. La plupart des bâtiments sont de plein pied ou limités à 1 étage. Les rues sont larges. Et plantées d’arbres. D’où l’impression d’une ville qui sort de la forêt.

Bodega Galan

13 avril 2012

Le papa d’Eughenia m’a fait visiter la bodega pour laquelle il travaille. Ça donne ça.

Le retour du fils prodigue.

8 avril 2012

Court et illustré ce soir.

Ce week end, Javier et Marion, mes amis barcelonais sont revenus au pays. Pour 24 heures qui furent l’occasion de rassembler toute la bande. Un moment de joie, de fête, d’amitié, de chaleur humaine.
Et comme ce papier n’a rien de très journalistique, le corpus de photo est un peu surréaliste.


Dans cette série, une photo a été prise par Marion et deux autres par Eugenia, la soeur de Seba.

Le Journal d’Yrigoyen

6 avril 2012

Mes très chers,

semaine sainte oblige, ici, rien, pour paraphraser ce que feu Louis XVI nota sur son carnet de chasse le 14 juillet 1789.
Du coup, après un inexcusable coup de glandouille en début de semaine, je sors un peu voir les amis. Je marche. Je m’occupe.

En titre, j’évoque une petite histoire savoureuse qui vient de m’être contée.
Hipolito Yrigoyen a le prestige d’être le premier président de la République Argentine élu au suffrage universel masculin (ce qui est mieux que rien) et surtout, à bulletin secret (ce qui est mieux que pas mal de choses).
Ce prestige n’a pas empêché que ce politicien, chef de l’Union Civique Radicale, soit un président dont on ne manqua pas de rire.
Il faut dire qu’il y avait de quoi.
Après un premier mandat entre son 64e et son 70e été (notre homme est natif de juillet), il revient aux affaires en 1928, à 76 ans, ce qui fait publier en une du journal Caras y Caretas un dessin de lui dans une locomotive. Le chauffeur demandant « est-ce qu’on aura assez de charbon ? ». De fait non, puisqu’il meurt un peu plus d’un an avant le terme de son mandat. Un peu comme notre Pompidou…
De plus, cet opposant farouche au divorce, grand défenseur de la famille, base de la société, aura eu 5 enfants de 5 femmes différentes sans qu’aucune ne soit parvenue à lui passer la bague au doigt.
Enfin, dernière histoire croustillante : sans doute usé par le poids des ans, il ne s’est jamais rendu compte que durant son dernier mandat, son gouvernement lui faisait imprimer un journal rien que pour lui afin qu’il ne se rende pas compte qu’en fait, il ne dirigeait plus rien. L’expression est restée : pour parler des fausses nouvelles, il arrive encore qu’on évoque le journal d’Yrigoyen.
Il reste quand même de lui quelques noms de rues.

Politique actuelle, en revanche, avec un gros gros scandale à la tête du pays. Amado Boudou, vice-président de la République, est empêtré dans une vilaine affaire.
Ami d’un imprimeur, Ciccone, il serait intervenu quand il assumait la charge du ministère de l’économie pour faire sauver l’entreprise de celui-ci au bord de la faillite par quelques arrangements fiscaux, puis en lui offrant un marché public juteux : l’impression des billets de banque.
Le scandale est apparu quand l’ami Ciccone, en instance de divorce, à menacé sa femme, qui s’est empressée de livrer à un juge un disque dur plein de documents très compromettants.
Aujourd’hui en plein cœur de la tourmente, le vice-président vient de tenir une conférence de presse qui est devenu un monologue, lui refusant de répondre aux questions et s’en prenant au juge qui le poursuit et au système judiciaire. Boudou se dit victime d’une « attaque médiatique de la mafia ».
Affaire à suivre. Boudou sera t-il sauvé des eaux ?

Autre nouvelle : hier, une grosse tempête a frappé les environs de Buenos Aires, faisant une quinzaine de morts et provoquant de gros dégâts matériels. Plusieurs provinces, dont Mendoza, sont restés sans électricité pendant parfois plusieurs heures.

A l’appartement, une fois le courant revenu, nous avons pu tenir le ciné club avec Luis et quelques amis. Au programme : Pierrot le Fou.

Balade aujourd’hui et une photo, juste pour vous montrer la saignée laissée dans le centre de Mendoza par l’ancienne voie du tramway qui allait auparavant du nord au sud de l’agglomération.
L’abandon, lors de la crise, fut brutal. Dans des bâtiments qui ont été aujourd’hui récupéré pour des œuvres sociales, on pouvait encore trouver les registres pendant des années. Les terrains restent en friche et au nord, des bidonvilles avaient commencé à s’installer, qui ont par la suite été partiellement évacués.

En 2008, sur un barrage abandonné dans la montagne, j’avais aussi trouvé des registres se terminant brutalement dans le courant du mois de janvier 2002.

Le tramway, quant à lui, est en voie de réouverture entre le sud et le centre de l’agglomération. Il n’est pas impossible que je le voie fonctionner avant mon départ, suspens.

Passé le poisson…

2 avril 2012

Mes chers vous,

la caution orthographique de ce blog, alias mon tuteur moral, à savoir ma môman, me faisait remarquer à juste titre que je me suis fait rare ces jours-ci.

Il faut vous dire, mes agneaux, que j’ai eu des jours sans actions notables suivis de quelques jours occupés.
Mais au sortir de ce week end (pour vous, pas pour moi, je vais vous expliquer) je vous fais un petit topo histoire de rattraper mon retard.
Pas d’article pour le 1er avril, au risque de vous décevoir.
Sachez qu’hier matin, je suis sorti, et ça m’a mis la fièvre.

Donc, revenons à jeudi pour vous expliquer la suite.
Jeudi, je vais avec le copain de Corinne et des copains à lui. Rendez vous sur un court de padel. Padel, c’est la transcription en espagnol du paddle-tennis, aussi nommé plateform-tennis.
Ce jeu est né de l’amour d’un tennisman pour une reine de beauté. Jouant ensemble au tennis, la belle se plaignait de la vigueur de son amant. Nous n’entrons pas là dans le scabreux. Mais la délicate en avait juste assez de recevoir des boulets de canon, plantée au fond du court comme un vulgaire canard de fête foraine. Alors l’amant, délicat malgré la testostérone et la passion pour la balle jaune, eût l’idée de couper son court en deux, de l’enfermer entre des murs et d’inventer une variante autorisant les rebonds contre les parois.
La balle devant rebondir au sol avant, pouvait donc être reprise plus en douceur. Le paddle était né.
Aujourd’hui, l’Argentine, l’Espagne, le Mexique et les Etats-Unis jouent au paddle. Quelques Français aussi. Gaël Monfils est ainsi champion du monde 2006 de cette catégorie.
Ce sport se joue avec une balle très similaire à celle du tennis et des raquettes pleines, anciennement des palettes de bois, désormais en fibres synthétiques. Le but, comme au tennis, est de faire passer la balle par dessus le filet puis de lui faire toucher le sol en premier. Si elle rebondit deux fois par terre, ou que l’adversaire la renvoie dans le filet, c’est raté pour lui. On compte les points comme au tennis.
Un sport assez ludique. Un peu abrupte à intégrer pour le pratiquant de squash que je suis qui ne cesse de frapper comme une brute dans le mur du fond. On est obligé de se contrôler.
A la fin de la séance, on va manger des pizzas. Et on évoque l’idée d’une sortie en montagne ce dimanche.

Vendredi.
Je me rends à l’almacen andante, l’association à laquelle appartient Emanuel. Ils organisent une coopérative de distribution de produits divers, alimentaires pour la plupart, issus de petits producteurs d’un peu partout.
Leur philosophie, c’est d’appliquer le prix juste (je n’ai pas dit le juste prix). En somme, le consommateur qui achète chez eux ne consomme que des produits issus d’un mode de production presque bio et surtout sans exploitation des travailleurs.
Parmi leurs fournisseurs, des paysans de Lavalle membre de l’Union des Sans-Terres. Eux rejoignent les principes de l’Almacen sur la question du prix juste.
Premièrement fondés sur la défense contre les expropriations, ils souhaitent défendre une collectivisation du travail et de la production, avec en plus une organisation horizontale qui rend les décisions démocratiques, mais parfois complexes, et qui demande de l’organisation et du travail intellectuel.
Mais c’est le prix de la dignité.

Samedi, on va donc voir ça de plus près.
Lavalle, province de Mendoza, à une quarantaine de kilomètres de la capitale provinciale. Le désert. Le vrai. Ici, les gens ont des problèmes de fourniture en eau. Et les paysans sont pauvres.
Mais tout de même, on voit sur place une organisation réelle des producteurs. Et plusieurs éléments de réflexions concrétisés quant aux modes de productions des denrées alimentaires. Ainsi, pour produire des jus, purées et coulis de tomates, on peut se contenter des fruits qui n’entrent pas dans le calibrage de la distribution. Et qui sont surtout produits avec le minimum de chimie, parce que ça coûte cher. Ces fruits et légumes, qui sortent du circuit de distribution, sont perdus pour les producteurs, qui les donnent pour rien ou contre des produits finis. Toujours ça de gagné pour les coopératives, toujours ça de pas perdu pour les producteurs voisins.

Mais, comme je vous disais, Lavalle, c’est le désert. Qui dit désert, dit soif. Qui dit soif, dit boire. Qui dit boire suppose d’avoir emporté de l’eau. Comme en plus de ça, votre dévoué n’a dormi que deux heures, suite à une vilaine insomnie, s’est mal réveillé, a mal déjeuné, puis a été pris par son tournage, s’est concentré tout le temps, a fait preuve d’abnégation pour filmer correctement, et bien votre dévoué s’est déshydraté. Mais bien.
Au point de rentrer crevé chez lui, de s’allonger lourdement pour essayer de reprendre des forces avec les tempes qui cognent et le front glacé.
De se réveiller trois heures plus tard, avec toujours le cerveau en surchauffe, les tempes qui cognent, et enfin la jugeote de se dire qu’il faudrait qu’il se réhydrate.
Mais tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se brise. Arrive un moment où le corps humain n’est pas une éponge que tu plonges dans l’eau pour la regonfler.
J’ai des vomissements.
Je me jette sous la douche pour me refroidir. Remplis une bouteille d’eau pour refroidir l’intérieur du corps. Je revois passer l’eau quelques minutes après avoir bu.
Passé un moment à patiemment récupérer sous la douche, je finis, avec le concours de Luis devenu mère poule, par ingurgiter un thé. Puis une soupe. Et par reprendre du poil de la bête.
Ici s’achève la galère, je suis remis sur pattes pour aller récupérer un peu plus mon déficit en sommeil.
Mais comme vous le devinez, la sortie montagne du dimanche est à l’eau, ce qui est un paradoxe.
Dimanche, donc, hier, c’est Hugo qui me prend sous son aile. Et le voilà qui m’emmène chez ses parents à San Martin, 20 kilomètres à l’est de Mendoza pour un de ces asados dont il a le secret. Je revois donc sa famille qui m’accueille une nouvelle fois à bras ouverts.
Nous restons à San Martin toute la journée, je rentre tard à la maison. Le temps de diner un peu et je vous écris. Me voilà.
Et demain, donc, puisque je vous disais que pour vous le week end est fini, en Argentine, le 2 avril est un jour férié.

En effet le 2 avril 1982 commençait l’invasion des îles Malouines par les troupes argentines. La junte militaire régnant à Buenos Aires tentait le coup de force pour récupérer ce caillou perdu dans l’Atlantique Sud, point de départ pour leurs ambitions sur des possessions dans l’Antarctique.
Cette vieille revendication territoriale avait surtout pour intérêt de créer une union sacrée dans une Argentine qui péchait gravement en droits de l’homme et en économie. L’inflation était alors phénoménale et une rapide victoire sur la petite garnison britannique était l’occasion de rassembler la population. De plus, le 30 avril, une manifestation pour le travail et le pain à Buenos Aires était durement réprimée. Mais les manifestants avaient reçu un bon accueil de la population, preuve que le régime vacillait.
Le mauvais calcul des militaires argentins fut de croire que le Royaume Uni de Thatcher, après des tergiversations diplomatiques et un début de désengagement sur l’île, accepterait le fait accompli.

72 jours plus tard, ce sont des troupes d’élite britanniques, qui vinrent massacrer les appelés du contingent argentins restés sur place, malgré une résistance acharnée.
Bilan des courses : 255 morts britanniques, 649 argentins. Une blessure profonde dans l’esprit des Argentins et une haine farouche contre les Anglais plus une « main de Dieu » et un but qualifié de « but du siècle » de Maradonna en 1986 au Mexique, pendant la coupe du Monde dans laquelle s’impose l’équipe du Pibe de Oro. Mais ceci est une autre histoire.

En conclusion, je vous précise que le 1er avril correspond en Argentine au jour des innocents, le 28 décembre. Et que moi, pour marquer le coup, j’ai mangé du merlu.

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